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Ce détail que personne n’avait remarqué change complètement Project Motor Racing

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On pensait que Project Motor Racing était raté… jusqu’à ce détail qui change tout

Il y a des jeux qu’on lance avec un mélange d’excitation et d’espoir. Project Motor Racing fait clairement partie de ceux-là. Nouveau studio, vétérans de la simu auto aux commandes, voitures de rêve, circuits mythiques, promesse de réalisme sur PS5… Sur le papier, tout semblait aligné pour séduire les fans de jeux de course. Et puis les premiers retours sont tombés, la déception aussi. Conduite jugée trop sage, carrière trop froide, technique parfois en retrait : beaucoup ont vite rangé le jeu dans la case “à oublier”.

Sauf qu’en y jouant plus longtemps, quelque chose finit par ressortir. Un détail discret, pas très mis en avant dans les menus ni dans les trailers, mais qui change complètement la façon de voir le jeu. Au point de nous faire revoir notre jugement. Project Motor Racing n’est peut-être pas le naufrage que certains imaginaient, à condition de comprendre où se trouve vraiment sa force.

Un départ qui sentait la déception

Les premières heures sur Project Motor Racing n’aident pas vraiment à tomber amoureux du jeu. La prise en main ne cherche pas à flatter le joueur, la voiture ne donne pas immédiatement cette sensation de connexion qu’on retrouve dans les meilleures simulations, et la DualSense ne raconte pas grand-chose. On roule, on freine, on tente de s’appliquer, mais la conduite reste étonnamment tiède. Ce n’est pas catastrophique, simplement fade.

La carrière ne fait pas beaucoup mieux pour retenir l’attention. L’idée est intéressante sur le principe, avec une écurie à créer, un QG à installer, un budget à gérer et des sponsors à choisir, mais l’enrobage manque complètement de chaleur. Les menus sont clairs mais froids, les enchaînements de courses manquent de mise en scène, les saisons ne construisent pas de récit particulier. On a l’impression de feuilleter un classeur Excel bien rangé plutôt que de vivre une aventure de pilote.

Techniquement, la PS5 affiche un jeu propre, avec de jolies voitures et des circuits lisibles, mais là encore, un détail vient tout gâcher : la fluidité n’est pas toujours au niveau espéré. Quand on aime les jeux de course, sentir que le framerate flotte ou plafonne trop bas casse immédiatement une partie du plaisir. Bref, difficile au départ de ne pas se dire que Project Motor Racing arrive trop tard, trop timidement, dans un genre déjà bien occupé.

Le détail que tout le monde a sous les yeux… sans vraiment le voir

Et pourtant, au fil des tours, quelque chose commence à se passer. Ce n’est pas un gros effet visuel, ni un twist scénaristique, ni une cinématique hollywoodienne. C’est un changement plus subtil, presque invisible si on n’y prête pas attention. La piste ne réagit plus tout à fait comme au premier tour. Un virage qui semblait piégeux devient un peu plus tolérant. Un freinage qu’on prenait prudemment peut être repoussé de quelques mètres. Dans d’autres zones au contraire, la voiture paraît moins sereine, comme si l’adhérence avait glissé ailleurs.

Ce que l’on découvre alors, c’est que Project Motor Racing ne mise pas tout sur la voiture, mais beaucoup sur la piste elle-même. Le jeu n’en fait pas un argument marketing tapageur, pourtant, dans l’ombre, True2Track travaille. Ce système, basé sur une gestion dynamique de la surface du circuit, fait évoluer l’adhérence tour après tour en fonction de la gomme déposée, de la météo, de la température et du passage des voitures.

Là où beaucoup de jeux se contentent d’un simple “sec”, “mouillé” et “dégagé”, Project Motor Racing s’amuse à brouiller les lignes. La trajectoire idéale n’est pas seulement une trace plus sombre au sol : elle se crée vraiment au fil des tours. Rouler un peu à côté, freiner sur une partie sale,
rester trop longtemps hors ligne, tout cela finit par se payer. La piste devient un personnage à part entière, parfois allié, parfois ennemi, mais jamais totalement neutre.

Quand la météo change vraiment ta manière de jouer

C’est surtout quand la pluie s’invite que le jeu révèle son vrai visage. Au début, on se dit que c’est une météo comme une autre : un peu moins de grip, des freinages plus longs, un risque de tête-à-queue à la remise des gaz. Classique. Et puis on enchaîne les tours et l’on se rend compte que certaines
courbes deviennent plus piégeuses que d’autres, que la trajectoire la plus rapide n’est plus forcément celle qu’on utilisait sur le sec, que certaines zones commencent à ressembler davantage à une patinoire qu’à de l’asphalte.

Ce n’est plus seulement une question de “pluie on/off”. La piste évolue pendant la course. L’eau ne se contente pas de mouiller la surface, elle se déplace, stagne parfois dans des zones précises, récupère la gomme, modifie subtilement les points de corde. On commence à adapter son style de conduite,
à se méfier d’un vibreur trop généreux, à chercher une ligne un peu plus excentrée pour éviter une flaque mal placée. Sans que le jeu le dise vraiment clairement, il oblige à regarder le circuit autrement.

C’est à ce moment-là que Project Motor Racing fait quelque chose que beaucoup d’autres jeux n’osent pas tenter : il déplace le centre de l’expérience.
Le plaisir ne vient plus seulement du comportement du volant ou des sensations dans la manette, mais de la compréhension progressive d’une piste qui change sous nos yeux. On n’est plus uniquement en train de “conduire une voiture cool”, on est en train d’apprendre un environnement vivant. Et ce
simple changement de perspective rend tout à coup le jeu beaucoup plus intéressant qu’il n’en avait l’air.

Une simulation qui raconte sa course autrement

Ce qui frappe avec un peu de recul, c’est que Project Motor Racing ne cherche pas à impressionner de la même manière que ses concurrents. Là où certains titres misent sur la surenchère graphique ou sur des modes scénarisés, Straight4 Studios choisit une autre voie : celle d’un réalisme qui ne crie pas son nom, mais qui se manifeste dans les détails. Un freinage qui ne pardonne plus après dix tours, une zone de grip qui disparaît en trajectoire intérieure, une course qui devient totalement différente parce qu’un nuage a décidé de passer au mauvais moment.

Une grande partie de la frustration initiale vient sans doute de là. Project Motor Racing n’est pas un jeu spectaculaire au premier contact. Il ne vous hurle pas ses idées à la figure, ne vous enferme pas dans un tutoriel interminable pour vous expliquer ses systèmes. Il laisse le joueur se débrouiller, parfois au risque de le perdre en route. C’est un choix discutable, surtout sur console, mais c’est aussi ce qui peut en faire une expérience à part pour celles et ceux qui aiment apprivoiser un jeu dans la durée.

On pourrait presque dire que Project Motor Racing est une simulation qui se trompe d’entrée, mais se rattrape sur la longueur. Ses défauts restent bien présents : carrière trop neutre, contenu qui pourrait être plus généreux, IA un peu robotique, technique pas toujours au niveau espéré sur PS5. Pourtant, une fois que l’on accepte cette couche rugueuse, on découvre une manière différente de vivre la course. Non pas comme un enchaînement de tours identiques, mais comme une histoire qui se réécrit à chaque changement de condition.

Le jour où le modding s’en mêlera vraiment

L’autre détail qui change beaucoup de choses, même s’il est plus visible sur PC que sur console, c’est l’ADN très ouvert au modding du jeu. Project Motor Racing est pensé, dès sa conception, comme une base sur laquelle la communauté peut construire. Nouveaux circuits, nouvelles voitures, créations personnelles, championnats inventés… Le moteur utilisé par le jeu vient d’un univers où les mods ont déjà prouvé qu’ils pouvaient transformer un titre solide en véritable terrain de jeu infini.

Sur PS5, les choses seront forcément plus encadrées, plus filtrées, plus limitées. Mais même là, l’idée que le jeu puisse évoluer bien au-delà de son contenu de lancement change la manière de l’aborder. Project Motor Racing ne ressemble pas à un produit figé, mais plutôt à une plateforme en devenir. Un genre de bac à sable sérieux, qui attend que les joueurs les plus passionnés viennent lui ajouter des pièces manquantes.

Ce n’est pas une excuse à tout. Le jeu aurait sans doute gagné à sortir plus abouti, plus généreux, plus clair dans sa façon d’accueillir le joueur. Mais si l’on accepte de le regarder comme un projet qui va vivre dans la durée, alors certains de ses choix deviennent plus lisibles. La priorité accordée à la piste, à la gestion fine de la surface, à l’ouverture vers la communauté n’est pas un hasard. C’est un parti pris fort.

Et au final, qu’est-ce que ça change pour vous ?

Si vous cherchez aujourd’hui la simulation parfaite, fluide, ultra lisible et immédiatement satisfaisante sur PS5, Project Motor Racing n’est pas la réponse évidente. D’autres jeux font mieux sur la finition, sur le contenu, sur la facilité d’accès. La première impression du titre est honnête : il semble en retard sur plusieurs aspects clés.

Mais si vous êtes du genre à aimer les jeux qui cachent quelque chose, ceux qu’on apprivoise lentement, ceux qui récompensent les joueurs curieux et patients, alors le discours change. True2Track, cette piste qui évolue, n’est pas un gadget. C’est un vrai choix de design. Et mis bout à bout avec le potentiel du modding et la philosophie générale du jeu, cela transforme Project Motor Racing en expérience à surveiller plutôt qu’à rayer de la carte.

On pensait tenir un jeu de course de plus, un peu terne, un peu plat, qu’on oublierait vite. On a finalement trouvé une simulation qui ne brille pas toujours là où on l’attend, mais qui se démarque sur un terrain inattendu : celui d’une piste qui n’est jamais vraiment la même. Et rien que pour ça, Project Motor Racing mérite peut-être une seconde chance.